• Vraie fausse interview de Franck Ribéry

     

     

    Oh Non Encore Du Foot ! : Franck ça va ?

     

     

    Franck Ribéry : Oui ça va mieux, j'ai encore un petit peu mal mais par rapport à il y a trois semaines c'est le jour et la nuit.

     

    ONEDF ! : Comme le fameux navet de Bernard Henri Lévy.

     

    Franck Ribéry : Je pense qu'un film ne devrait pas être jugé uniquement sur sa globalité. Certaines scènes du Jour et de la Nuit sont mythiques. Elles égalent, par certains points, les meilleurs Bergman. Ne crachons pas trop vite sur les prétendus navets. Ils apportent aussi leur pierre à l'édifice. Je veux bien sûr parler de l'œuvre que laissera l'humanité si elle disparait un jour. Ou si elle subit des mutations.

     

    ONEDF ! : Vous n'avez pas eu peur lors du match contre l'Irlande ?

     

    Franck Ribéry :  Peur ?  Vous rigolez ! Je ne dirai pas comme notre sélectionneur que j'étais certain que la France allait se qualifier, mais je ne craignais pas la défaite. Craindre la défaite c'est nier la vie. La vie est faite d'échecs. Celui qui les nie, rejette ces « indéniables éléments » par lesquels il se construit, donc se rejette en partie. D'autre part, il faut faire la part des choses. J'ai peur de la maladie, peur de vieillir, peur de mourir mais peur que mes collègues perdent un match, non.

     

    ONEDF ! : Et la main d'Henry, vous cautionnez ?

     

    Franck Ribéry : J'ai envie de dire pourquoi pas. Thierry était au bout du rouleau, il était dans la surface de réparation, il voulait faire de son mieux, tout donner... Je ne suis pas du tout certain qu'il ait été conscient de toucher le ballon de la main au moment où il était en action. Il voulait absolument ce ballon et il voulait absolument le passer à William. Son être entier le réclamait jusqu'à oublier les parties de son corps interdites à la pratique du football. Il faut le comprendre... Et lui pardonner pour ceux qui lui en voudraient...

     

    ONEDF ! : Vous voulez dire que vous auriez fait la même chose à sa place ?

     

    Franck Ribéry : Je l'ignore. Il aurait fallu que je vive la même chose que Thierry pour que mes actes vous répondent.

     

    ONEDF ! : Et sinon, vous avez quoi dans la main ?

     

    Franck Ribéry : Oh ça ? C'est un San Antonio. Je n'avais jamais lu. C'est tonitruant. Ce type là peut vous écrire des scènes de sexe truculentes. Et quel souffle ! Un gros écrivain. Il y a les grands et les gros. Les gros sont ceux qui ont assez de dérision pour rire de leurs propres lettres. Dès que j'ai fini, je vous le prête !

    Interview réalisée par Pedro Montgomery

     


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