• Le grand rêve de Raymond Domenech a toujours été de devenir critique de cinéma. Hélas, lorsqu'il a remarqué que sélectionneur de l'équipe de France était nettement mieux payé que cette profession, il a vite tranché. Heureusement, pour OH NON ENCORE DU FOOT, l'homme a accepté de nous parler gratuitement (si, si) des films qu'il a vu, réalisant ainsi son vieux rêve le temps de quelques billets. Aujourd'hui, les deux films sur le Punisher, cru 2004 et 2007.

     

    Nicolas Anelka m'a tanné pour que je parle de ces deux films qui ne sont pas des chefs d'œuvre, donc j'en parle - Bien. Deux films sur le héros de comic sont sortis au cinéma, l'un en 2004, l'autre en 2007. Le premier est joué par un blondinet bodybuildé, le deuxième par un brun limite grassouillet avec une gueule de boucher. Avec un tel casting, on pourrait croire a priori que le deuxième film collerait plus à la bédé et à son univers sombre, éh bien non. Autant le film de 2004 est réussi autant celui de 2007 ressemble à une farce grotesque. Dans le premier, Franck Castle alias le Punisher voit sous ses yeux son fils et sa femme assassinés par des maffieux aux ordres de John Travolta. Survivant miraculeusement à leur attaque, il décide de se venger. Deux scènes rendent ce film intéressant - lorsqu'un tueur muni d'une guitare vient narguer Franck Castle dans un snack (s'ensuit une course poursuite infernale en voiture), lorsqu'un autre tueur, colosse russe semblant être sorti tout droit d'un dessin animé, vient éliminer le héros chez lui. Bref, rien que pour ces deux scènes, ce film d'action vaut le coup. Pour l'autre film - à moins de vouloir se payer une franche rigolade - pas la peine de s'abimer les yeux. Le fils et la femme de Franck Castle sont morts depuis belle lurette. Alone, notre héros dégomme du mafieux à la queue leu leu. L'acteur qui joue Franck Castle est mauvais. A part deux ou trois grimaces qui se veulent viriles, son jeu est nul (il ferait mieux de nous servir des côtes de porc). D'ailleurs tous les acteurs de ce film sont mauvais. Etonnamment, même celui qui pourtant assurait dans la série The Wire. Néanmoins comme le scénario du film est mauvais, on n'est pas trop choqué. Une scène résume à merveille cette daube au titre racoleur : War Zone : A la fin, les deux méchants tiennent en otages une mère et sa fille. Le punisher est désarmé, blessé, à la merci de ses ennemis. L'un des méchants décide soudain de lui balancer une arme contenant une seule balle pour qu'il choisisse de tuer soit la fille, soit la mère... On croirait presque la série animée des Simpsons si les morts ne s'accumulaient pas et les protagonistes ne faisaient pas autant la gueule.


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  • Il n'est pas besoin d'être fin psychologue pour deviner que Maradona aime la bonne chair. Comme son travail de sélectionneur ne lui prend qu'un tiers de son temps, el pibe de oro a accepté de nous livrer quelques recettes de cuisine issues de son imagination débridée. Aujourd'hui, la Main de Dieu (pour quatre personnes)

     

    Salut, les amis. Bon, pour la Main de Dieu, je vais vous donner la moitié des ingrédients qu'il faut, je me suis couché à 5 heures du mat' la veille et j'ai le crâne comme un chantier de ville nouvelle... Putain, faut dire, qu'est-ce que je me suis mis dans la gueule ! Dans la boîte, dès qu'ils m'ont reconnu, ils m'ont offert le whisky gratos ! C'est vraiment pas de ma faute, Dieu est témoin !

    Déjà, première chose, vous virez les nanas de la cuisine ! Allez jacter ailleurs, vous me cassez le crâne avec vos caquètements de poules, z'avez pas autre chose à faire ! Ouais, c'est ça, allez voir dans l'autre pièce si mon génie y est, pfff...  

    Ca me rappelle une anecdote avec un défenseur anglais pendant le mondial 86, le type me collait au cul et n'arrêtait pas de palabrer dans mon oreille : « Et tu ne passeras jamais, et je vais te bouffer et je suis ton enfer en short et patati et patata... ». Je n'ai pas ouvert ma gueule et j'ai marqué deux fois. Je ne me souviens pas du nom du type, mais j'imagine qu'il doit encore se réveiller en pleine nuit en pensant à moi.

    Bon, mais revenons à nos moutons : Pour une Main de dieu, que vous faut-il ? Très simple : Deux ananas bien mûrs, 500 grammes de spaghettis, deux œufs, deux mangues, deux oignons, deux cuillères à soupe d'huile d'olive, deux cornichons, du sel, du poivre, du beurre, du miel, de la coriandre et deux aspirines. Déjà, foutez une casserole remplie d'eau au feu, dès que l'eau bout, foutez les spaghettis dedans puis prenez deux aspirines (plus, selon l'ampleur de votre gueule de bois). Si une nénette revient, jetez-la fermement en lui expliquant que vous faites de la cuisine virile et qu'il n'est pas question qu'elle y mette un seul grain de sel (n'hésitez pas à lui balancer les deux ananas et les deux œufs à la gueule) - Ca y est, les pâtes sont cuites ! Cherchez une passoire... Putain, où est-elle ?! Fait chier ! Ne vous abaissez pas à appeler une nana pour savoir où cette foutue passoire est rangée... C'est un stratagème. Prenez une cuillère en bois et videz dignement la casserole de son eau. Versez les pâtes fumantes dans un saladier, ajoutez le beurre et le sel, touillez. Goûtez. Rajoutez du beurre et du sel. Regoûtez. La Main de Dieu est prête ! Ne vous reste plus qu'à appeler quatre potes pour la déguster. Enfin, moi je dis ça, z'êtes pas obligés.

    Diego Maradona

     


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  • « Les pièces de Shakespeare ce sont minimum des demies finales de coupe du monde » Eric Cantonna


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  • Pourquoi Franck Ribéry donne si peu de coups de tête ? Parce qu'il sait que chaque coup donné fait perdre des neurones et que ces neurones perdus sont autant de pages de littérature envolées. Aujourd'hui, pour OH NON ENCORE DU FOOT ! Franck nous parle du livre de Frédéric Beigbeder : Windows on the world.

     

    J'avais commencé du même auteur 99 francs et ça m'avait vite gavé. Pas allé au bout. J'avais ensuite vu le film et là, j'avais accroché - puis, il n'y a longtemps, me souvenant de l'avoir trouvé drôle, j'avais décidé de le revoir. J'ai vite décroché - même gavage que le livre - A part pour la scène de « rupture » dite dans toutes les langues. Bref, sans beaucoup d'enthousiasme, j'ai attaqué Windows on the world - qui aborde les attentats du 11 septembre - donc un sujet bien casse-gueule, qui exige que l'auteur qui s'y colle en ait dans l'estomac. Et là, bien forcé de constater que Frédéric Beigbeder n'en a pas, d'estomac. Le récit qui alterne entre les voix de personnages prisonniers dans le World Trade Center et celle de l'auteur « enquêtant » sur l'attentat reste lisse et superficiel - On ne croit pas au personnage du père texan, double en pensées de l'auteur. On ne croit pas aux derniers instants de ces victimes de l'attentat. Il manque quelque chose. Et ce quelque chose est sans doute cette force qui rend charnus les mots, qui les propulse en éclats virevoltants dans l'imaginaire du lecteur. Frédéric Beigbeder écrit bien comme je pourrais dire qu'il écrit poliment. Des formules à la Oscar Wilde (et dieu sait que les formules d'Oscar Wilde sont chiantes), des références tapageuses, des anecdotes croustillantes, un soupçon de culture (arf, les éternelles citations de « grands hommes ») - L'auteur use de tous ces artifices pour rendre intéressant son récit qui ne l'est pas - ou, si par moments, il faut quand même le reconnaitre. Et ces moments sont quand l'auteur se raconte - alors là, oui, le récit fonctionne, hélas, à petites doses, insuffisantes pour donner à l'ensemble une réelle profondeur.

    Tout ceci dit, j'ai lu le bouquin jusqu'au bout (mystère à élucider : Bien qu'il ne nous plaise pas, pour quelle raison lit-on un livre complètement ?). Bien pour la plage après une semaine de vacances au même endroit ou un match amical à domicile. Vaut une huitième passe en retrait à son gardien sous les sifflets du public.


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  • « Qu'est-ce qui prouve que je suis le plus grand footballeur de tous les temps ? Tu en connais, toi, des joueurs que les ballons suivent dès qu'ils passent à côté d'eux » Maradona


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