• Hier soir, fringuée comme l'était l'équipe de France, elle ne pouvait que gagner. Si ils étaient dans les tribunes, Spiderman et Batman ont dû apprécier. Nos bleus ressemblaient à de véritables super héros moulés. Seul Raymond Domenech, peut-être pour tempérer le fantastique effet de cette tenue, portait son k-way SFR de distributeur de prospectus à la gare Saint-Lazare. Notre entraîneur national sait rester modeste. Il sait aussi que rien n'est gagné avant le coup d'envoi. Enfin, quand même, avec ces costumes, l'équipe de France dégageait beaucoup d'assurance (Pour le match retour, sera-t-elle équipée de gadgets, genre lames de rasoir volantes, crève-crampons, arrache-shorts - on attend avec impatience ! Et si elle se qualifie pour la coupe du monde, les joueurs porteront-ils des masques ?). Bien sûr, il y a eu des moments de flottement - un Irlandais a frappé hors cadre alors que le but était vide. Mais Gignac a fait pareil, montrant que la France avait du répondant. Il y a bien eu un corner chaud, chaud, chaud mais au fond pas plus que ça. La France a maîtrisé en se permettant même certains foirages. Des passes ratées, des dribbles inutiles, des tirs approximatifs. Une « Abidal » a même eu lieu à la 83ème minute. Rappelons pour les non initiés qu'une «Abidal » est une passe donnée à l'adversaire par le joueur du même nom alors qu'il est dernier défenseur (ou presque) et qui débouche en général sur un but (il est arrivé qu'après le but, les joueurs adverses congratulent Abidal comme s'il appartenait à leur équipe). Lors de ce match, l'« Abidal » ne s'est pas complètement réalisée puisque Lloris a stoppé le tir Irlandais de l'arcade sourcilière (enfin un gardien de but qui sait utiliser son corps !). Signe suprême que l'équipe de France survolait la rencontre (tiens, à quand les mini-capes ?). Bref, si l'équipe de France conserve la même attitude au match retour (en ajoutant les bottines), elle a toutes les chances de se qualifier. Le but dévié de super Nico la place en tout cas dans une position très favorable. A moins que d'ici là les Irlandais ne découvrent un gisement de kriptonite.

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  • Des fois, on se dit que certains matchs sont joués d'avance. On regarde les deux équipes qui s'affrontent, voit comment elles évoluent et on sait. L'une d'elle peut monopoliser le ballon, multiplier les occasions, disputer la partie comme si elle luttait contre deux équipes de L1 de milieu de classement, on connait l'issue tout en espérant vaguement se tromper. Et lorsque retentit le coup de sifflet final, on acquiesce comme si le résultat allait de soi, comme s'il était déjà inscrit sur le tableau d'affichage avant le début de la rencontre (attention, je ne dis pas que l'arbitre a été acheté bien que Milan ait plus de moyens que Marseille et de contacts auprès du corps arbitral, mais non, non, je n'insinue rien du tout, ce n'est pas mon genre).

    Hier soir, Marseille a fait ce qu'il a pu, Milan ce qu'il a dû. Malgré de belles intentions, l'équipe rouge n'a pas débordé l'équipe blanche (Etonnamment, les joueurs marseillais étaient couleur bordeaux (un appel du pied à Laurent Blanc en vue du prochain mercato ?)). En début de seconde mi-temps, elle a donné l'impression de pouvoir rivaliser en égalisant par une tête rageuse d'Heinze, mais l'illusion fut de courte durée. Les enfants supporters de Marseille ont dû avoir la sucette amère. Et les adultes ont fait semblant de se consoler en reprenant une tournée de pastaga. Hier soir, Milan était trop fort, trop réaliste, trop sûr de lui-même. Deux occases, deux buts. Et rien à dire. Pippo s'est comporté comme un parfait tueur et Clarence a assuré le spectacle en digne descendant des artistes du ballon rond. Il n'y avait rien à faire. La défaite était inéluctable. Seul un rêve aurait pu briser ce cours navrant des choses : Onze Brandao. Ou Brandao cloné onze fois. On peut dire ce que l'on veut, malgré son impressionnante absence de technique, ses déplacements zarbis et sa coupe de l'au-delà, Brandao a été l'homme du match. Sans être flamboyant ni décisif, il a pesé sur la défense milanaise comme seul un mammouth, s'il existait encore, pourrait le faire. Et il a couru partout, tout le temps, comme un prédateur après sa proie. Alors, imaginons une seconde, l'équipe marseillaise composée de onze Brandao, onze tigres à queue de cheval. La défaite contre le Milan pourrait-elle être seulement envisageable ? Je dis non. Je dis impossible. Je dis onze Brandao sont invincibles. Milan aurait perdu. Lourdement. Et plus lourdement encore, si un clone de Brandao avait été entraîneur. Mais arrêtons de nous faire du mal. Milan a gagné. Milan a gagné et nous aura permis d'un peu rêver. Bravo et merci.

    Peter Smash de Vive le sport !

     


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