• Oh Non Encore Du Foot ! : Marcel, depuis que tu n'es plus sur les terrains de football, on te voit beaucoup sur internet faisant des pubs de seconde zone. Pas trop dur cette reconversion en homme sandwich ?

     

    Marcel Dessailly : Vous savez lorsque j'étais footballeur, j'étais déjà homme sandwich. Pendant une période, j'étais même plus homme sandwich que footballeur. Alors ça ne me change pas trop...

     

    ONEDF ! : Et le ballon, tu y retouches un petit peu ?

     

    Marcel Dessailly : Ca m'arrive... Lorsqu'il y en a un qui traîne sur un plateau de tournage, je fais des dégagements, des tacles, des passes en retrait pour le gardien. Quelques têtes aussi. A condition de n'être pas allé avant au maquillage.

     

    ONEDF ! : Tu ressens toujours les mêmes sensations ?

     

    Marcel Dessailly : Vous savez, le foot c'est comme le vélo. Une fois que tu as des roulettes le monde t'appartient !

     

    ONEDF ! : ...

     

    Marcel Dessailly : Je veux dire par là que sans tous mes sponsors, je n'aurais pas atteint le niveau que j'ai atteint au football et que j'ai encore...

     

    ONEDF ! : ...

     

    Marcel Dessailly : Les sponsors ce sont les roulettes du vélo.

     

    ONEDF ! : Hum, très bien. Et sinon tu as vu la dernière prestation de l'équipe de France ?

     

    Marcel Dessailly : Hélas non. Je tournais pour des rillettes puis j'enchaînais pour des pots d'échappement mais j'ai eu des échos. Ca fait peur. Depuis 2000, l'équipe de France décline. Bientôt, on sera content de faire un match nul à domicile contre les Iles Féroé jouant à 10.

     

    ONEDF ! : A ton avis que manque t-il à cette équipe pour redevenir grande ?

     

    Marcel Dessailly : De manger des rillettes Jules Pichon quotidiennement. Avec les rillettes Jules Pichon on est tous les jours à fond ! (Marcel dresse ses deux pouces, super jouasse)

     

    ONEDF ! : ...

     

    Marcel Dessailly : Plus sérieusement, il manque à cette équipe des joueurs d'expérience, des joueurs ayant joué au plus haut niveau et ayant remporté des grandes compétitions tel que la coupe du monde 98 ou l'Euro 2000...

     

    ONEDF ! : Euh, tu veux parler de toi ?

     

    Marcel Dessailly : Pas seulement. Il y a aussi Dugarry et Guivarch qui pourraient apporter du sang expérimenté (sic)... Diomède est prêt à réoccuper le flanc que Raymond voudra. Sans parler de Didier qui revient en force à Marseille...

     

    ONEDF ! : Dechamps ?! Mais il est entraîneur !

     

    Marcel Dessailly : Et alors ? Placé ainsi en situation de concurrence, Raymond sera obligé de donner le meilleur de lui-même. C'est tout bénéf. Avec moi en défense centrale et Barthez au goal, on retrouve enfin une équipe qui a de la gueule. Attention cependant...

     

    ONEDF ! : Oui ?

     

    Marcel Dessailly : Au mois de juin prochain, une grande marque de voiture de l'est risque de me solliciter pour promouvoir sa nouvelle trois portes. Je ne serai pas dispo tout le temps !

     

    Propos recueillis par Pedro Montgomery et Etienne Bronson


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  • Oh Non Encore Du Foot ! : Alors Eric, ce réveillon du jour de l'an comment ça s'est passé ?

     

    Eric Abidal : Bin normal, quoi, une bûche, une vidéo de Oui-Oui, deux coupes de champomy, une soupe de foie gras, une partie de sept familles, une dinde et basta.

     

    ONEDF ! : Dans cet ordre ?

     

    Eric Abidal : Bin oui, pourquoi ?

     

    ONEDF ! : Sinon comment tu vois cette année 2010 ? Plutôt moins bien que 2009, plutôt pareil que 2009 ou plutôt mieux que 2009 ?

     

    Eric Abidal : Oh la la la, y'a un piège dans ta question. J'voudrais dire la troisième réponse mais je sens qu'y vaut mieux dire la première.

     

    ONEDF ! : Non, non, on t'assure, il n'y a aucun piège.

     

    Eric Abidal : Bin tant pis, je vais prendre aucun risque, je dis joker. De toute façon, j'ai jamais été bon au quatre à la suite.

     

    ONEDF ! : En espérant que tu n'utilises pas un deuxième joker, peux-tu nous raconter ta dernière boulette ?

     

    Eric Abidal : Ouh la la depuis que j'ai eu une poussée violente d'urticaire dans les narines, je ne me fourre plus le doigt dans le nez. Ca fait maintenant cinq ans.

     

    ONEDF ! : Non, on voulait dire ta dernière toile...

     

    Eric Abidal : Aaaaaahhhhh, fallait le dire tout de suite. Bin c'était à l'entraînement. La balle vient du ciel, je veux faire un amorti de la poitrine et en fait je fais une passe avec mon pied droit à Messi qui marque deux buts.

     

    ONEDF ! : Deux buts ?

     

    Eric Abidal : Bin ouais, à l'entraînement, le coach a décrété qu'un but consécutif à une erreur défensive valait le double. Je ne sais pas pourquoi. En match, ça ne se passe pas du tout comme ça. Peut-être est-il au courant d'un futur changement de règles...

     

    ONEDF ! : Et en équipe de France, lorsque tu fais une toile à l'entraînement comment réagit Domenech ?

     

    Eric Abidal : Il engueule Henry qui est sensé me couvrir.

     

    ONEDF ! : A force de commettre des bourdes, tu n'as pas peur qu'un joueur prenne ta place pour le mondial ?

     

    Eric Abidal : Franchement, je pense que ça va être dur. Personne d'autre que moi n'a autant l'expérience de la toile au haut niveau. Il faudrait vraiment que le type voulant ma place foire beaucoup de matchs importants cette année et qu'en plus son équipe gagne. A moins d'être à Barcelone ou Madrid, je vois pas comment le gars pourrait émerger...

     

    ONEDF ! : Et Patrice Evra ?

     

    Eric Abidal : Il est très fort effectivement. Néanmoins, il lui manque de passer au palier supérieur. Faire une passe décisive à l'adversaire lors d'une demie finale par exemple. Possède t-il le mental pour accomplir un tel acte ? S'il y parvient, alors oui, j'aurais un concurrent vraiment sérieux...

     

    ONEDF ! : Merci Eric !

     

    Eric Abidal : How attendez, il me reste encore deux jokers !

     

    Propos recueillis par Peter Smash et Hugues de la Crêpe


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    Oh Non Encore Du Foot ! : Franck ça va ?

     

     

    Franck Ribéry : Oui ça va mieux, j'ai encore un petit peu mal mais par rapport à il y a trois semaines c'est le jour et la nuit.

     

    ONEDF ! : Comme le fameux navet de Bernard Henri Lévy.

     

    Franck Ribéry : Je pense qu'un film ne devrait pas être jugé uniquement sur sa globalité. Certaines scènes du Jour et de la Nuit sont mythiques. Elles égalent, par certains points, les meilleurs Bergman. Ne crachons pas trop vite sur les prétendus navets. Ils apportent aussi leur pierre à l'édifice. Je veux bien sûr parler de l'œuvre que laissera l'humanité si elle disparait un jour. Ou si elle subit des mutations.

     

    ONEDF ! : Vous n'avez pas eu peur lors du match contre l'Irlande ?

     

    Franck Ribéry :  Peur ?  Vous rigolez ! Je ne dirai pas comme notre sélectionneur que j'étais certain que la France allait se qualifier, mais je ne craignais pas la défaite. Craindre la défaite c'est nier la vie. La vie est faite d'échecs. Celui qui les nie, rejette ces « indéniables éléments » par lesquels il se construit, donc se rejette en partie. D'autre part, il faut faire la part des choses. J'ai peur de la maladie, peur de vieillir, peur de mourir mais peur que mes collègues perdent un match, non.

     

    ONEDF ! : Et la main d'Henry, vous cautionnez ?

     

    Franck Ribéry : J'ai envie de dire pourquoi pas. Thierry était au bout du rouleau, il était dans la surface de réparation, il voulait faire de son mieux, tout donner... Je ne suis pas du tout certain qu'il ait été conscient de toucher le ballon de la main au moment où il était en action. Il voulait absolument ce ballon et il voulait absolument le passer à William. Son être entier le réclamait jusqu'à oublier les parties de son corps interdites à la pratique du football. Il faut le comprendre... Et lui pardonner pour ceux qui lui en voudraient...

     

    ONEDF ! : Vous voulez dire que vous auriez fait la même chose à sa place ?

     

    Franck Ribéry : Je l'ignore. Il aurait fallu que je vive la même chose que Thierry pour que mes actes vous répondent.

     

    ONEDF ! : Et sinon, vous avez quoi dans la main ?

     

    Franck Ribéry : Oh ça ? C'est un San Antonio. Je n'avais jamais lu. C'est tonitruant. Ce type là peut vous écrire des scènes de sexe truculentes. Et quel souffle ! Un gros écrivain. Il y a les grands et les gros. Les gros sont ceux qui ont assez de dérision pour rire de leurs propres lettres. Dès que j'ai fini, je vous le prête !

    Interview réalisée par Pedro Montgomery

     


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