• France-Irlande (match retour)

       Devant sa téloche, le dieu de la Chagatte se faisait gravement chier. Malgré ses 360 chaînes, il n'avait rien à se mettre sous la dent même pas une reddif de desesperate Housewives ou de Questions pour un champion. S'apprêtant à pisser sur son kit satellite et à brûler sa télécommande, il tomba soudain sur le match France-Irlande. Tiens, tiens, se dit-il, voilà qui est intéressant. Il avala une soixantaine de M&MS puis décida d'aider les joueurs bleus car il aimait bien cette couleur, elle lui rappelait le sein maternel ainsi que la fumée de la pipe de son grand-père après qu'il eut fait l'amour avec une vingtaine de vierges, fumée qui le fascinait. Il se gratta les couilles (c'est ainsi que le dieu de la Chagatte déverse son pouvoir) afin que les joueurs bleus marquent un but en première mi-temps. Hélas, ses favoris n'attaquèrent pas du tout pendant les quarante cinq premières minutes. Déçu, le dieu de la Chagatte alla évacuer les 25 litres de bière qu'il avait ingurgité pendant l'intermède publicitaire hystérique et gueulard (voiture, rasoir, gel douche, revoiture, déodorant, regeldouche...). Il se dit que la tâche allait être difficile pour faire gagner ses joueurs bleus. Il sentait la peur en eux. Et puis aussi peut-être l'étrange tenue moulante qu'ils portaient entravait leurs mouvements. Heureusement, comme il était prévoyant, le dieu de la Chagatte avait effleuré de sa couille droite le goal de l'équipe bleue afin qu'il soit imbattable. La deuxième mi-temps se déroula comme la première. Les joueurs verts en dominant outrageusement le match semblaient défier directement le dieu de la Chagatte, ce qui le mettait hors de lui. A la 90ème minute, ses couilles étaient rouges à force de grattages vains. Les joueurs bleus foiraient absolument tout. Plus pieds carrés on pouvait pas. Le dieu de la Chagatte se demanda même si ce n'étaient pas des coiffeurs qui se trouvaient sur le terrain. « Voyons, voyons, comment vais-je faire pour les sortir de là » se demanda t-il. Ses couilles lui faisaient rudement mal. Il devait économiser ses grattages s'il ne voulait pas subir une opération. Puis il se souvint. Il se souvint de ce joueur petit gros argentin qu'il avait aidé quelques années auparavant. « Mais oui, mais oui ! » s'exclama t-il « pourquoi ne pas reproduire cette charmante astuce ! ». Et ce fut fait. A la fin du match, le Dieu de la Chagatte plongea ses couilles dans un bac à glaçons. Tout en poussant un long soupir de soulagement, il se jura de ne plus jamais soutenir l'équipe de joueurs bleus.


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