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OH NON ENCORE DU FOOT!

Chronique débile sur le monde merveilleux du football

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Ronaldinho | 28 octobre 2009

 

Ok, Ronaldinho est moche. Avec ses dents de cheval, ses coupes de naufragé, sa gueule de la quatrième dimension, il gagnerait haut la main son procès contre dame nature s'il était procédurier et aigri (avant d'être connu, quand Ronaldinho souriait à quelqu'un, la personne croyait qu'il lui avait fait un bras d'honneur). Mais Ronaldinho est-il seulement moche ? Réduire Ronaldinho à son physique ingrat n'est-ce pas réducteur voire mesquin pour ne pas dire minable ? Les footballeurs moches sont nombreux et très souvent sur le terrain (jusqu'à ce jour aucun entraîneur n'a encore osé foutre tous ses joueurs moches sur le banc des remplaçants). Pourquoi Ronaldinho et pas Ribéry ? Le brésilien mérite t-il vraiment d'être sur la plus haute marche du podium niveau laideur depuis maintenant plus de dix ans ? Oliver Kahn n'avait-il pas un plus gros potentiel avec sa face « guerre du feu » en papier mâché ? Et Rooney, ce boulard ? Qui a véhiculé au sujet de Ronaldinho cette désastreuse idée ? N'y a-t-il pas un complot contre l'artiste Brésilien afin de le perturber ? Car Ronaldinho est avant tout un artiste du ballon rond, un magicien qui fait rêver les petits et les grands, une fée clochette en crampons. Sans lui, le football serait désespérément balourd. On ne verrait que des éléphants se tamponner le postérieur en courant après le ballon. Les terrains seraient les territoires des pieds carrés et autres monstres dégénérés (les pots de colle, les tacleurs, les golgoths...) . Les gestes techniques disparaîtraient au profit des gestes guerriers. Plus de feinte de corps, de passements de jambes, de coup du sombrero, de talonnade, de petit et grand pont, de zag et de zig, de panenka, de cheese cake, plus de sensual air intérieur de salsa à chaque toucher de ballon. Le football se rugbyserait (je sais, nos amis du rugby vont arguer qu'il y a beaucoup de gestes techniques dans leur sport et je ne voudrais pas me les mettre à dos, mais quand même une mêlée c'est bien bourrin, non ?). Un joueur comme Ronaldinho est un rempart contre cette évolution. Préservons-le et arrêtons de dire qu'il est moche ! Il le sait, pas besoin de le lui rabâcher ! Et quand il essaie une nouvelle coiffure, lui lancer un petit compliment - j'adore tes tresses - pour l'amour et l'avenir du football. Est-il utile de rappeler qu'à Milan, Ronaldinho a... non, pas à Milan, il n'est que remplaçant. Citons plutôt Barcelone où Ronaldinho a... pas fait grand-chose effectivement mais il l'a bien fait, enfin... quand il jouait... Bon, mais il a quand même brillé par intermittence dans son club précédent ! Qui est déjà ? Ah oui, le PSG, c'est ça... humpf... Ok, d'accord, c'est bon, je le reconnais, Ronaldinho est vraiment moche.

 

Publié par barzoukid à 17:06:11 dans | Commentaires (0) |

Pourquoi la Ola | 20 octobre 2009

Si on interroge cent personnes pour savoir d'où vient la Ola, quatre vingt dix huit répondront à coup sûr du Mexique, quant aux deux qui restent on s'en branle puisqu'elles aussi. Là, il serait légitime de se demander pourquoi à chaque fois qu'on pose une question sur le lieu d'origine de toute chose, les gens répondent 13 fois sur 15 le Mexique mais c'est un autre débat. Non, quitte à en surprendre ou décevoir plus d'un ou une, la Ola n'est pas mexicaine mais autrichienne. Quant à sa signification, elle n'est pas ce qu'on croit qu'elle veut dire, c'est-à-dire une formidable manifestation de l'enthousiasme enfantin retrouvé des spectateurs. Ceux qui prétendent cela n'ont d'une part jamais mis les pieds dans un stade, d'autre part rien compris à la Ola. La Ola qu'on devrait normalement appeler le Ola puisque son auteur s'appelait Olaf Schmurtz :

Très vite après sa naissance (en mars 1948), Olaf souffre d'un mal tristement commun. Il s'ennuie. Sa mère tente de l'intéresser à la musique en lui achetant un harmonica mais Olaf s'en fout. Il n'a envie de rien. Pas même de construire un château fort avec ses Lego encore rangés dans leurs emballages ou de jouer avec ses copains à la balle au prisonnier. Ainsi, l'enfant arrive jusqu'à l'âge de quinze ans sans rien faire à part manger, boire, dormir et faire pipi-caca. Un jour, un de ses amis l'invite à assister à une partie de tennis. Olaf hausse les épaules et le suit. Au deuxième set, son ennui et son besoin de l'exprimer sont tels qu'il se lève d'un coup en dressant les bras au ciel et en disant : « Ola ». Ainsi, l'homme gardera ce tic pour exprimer son profond emmerdement. Dans un repas familial, les conversations l'emmerdent, Olaf se lève et fait : « Ola ». Pièce de théâtre ou concert chiants, même combat : « Ola ». Exposition d'art contemporain, « Ola » devant toutes les installations zarbies et vidéos cheloues. A vingt deux ans, Olaf est invité par le même ami de l'autre fois (un grand optimiste) à aller voir un match de football au Mexique. Sans conviction, Olaf s'y rend. Il le regrette amèrement au bout de vingt minutes. Sur le terrain, les joueurs mouillent à peine leurs maillots et ratent des gestes techniques inratables à ce niveau là et à ce stade de la compétition. « ich langweile mich bei diesem traurigen Schauspiel » murmure t-il en se levant. Autour de lui, tous les spectateurs mexicains bilingues allemands acquiescent et imitent Olaf en se levant à son tour.

Ainsi la Ola est l'expression du profond ennui que ressent le public devant le triste spectacle offert par les joueurs de football sur le terrain. En se formant, elle va même jusqu'à concurrencer le match puisqu'elle s'offre elle-même en spectacle. Son message est d'ailleurs sans équivoque. Il dit : « joueurs, vous n'êtes pas capables de nous émerveiller, nous les spectateurs, en conséquence nous allons faire le spectacle et émerveiller les gens devant leurs télés, na ». En allant au bout de notre raisonnement, nous pouvons donc affirmer qu'une Ola réussie est une Ola qui parvient à attirer l'œil des caméras. Dans ce cas là, on dit aussi que les spectateurs du stade ont marqué un but contre les joueurs sur le terrain.

Publié par barzoukid à 07:21:00 dans | Commentaires (0) |

France-Autriche | 15 octobre 2009

Qu'est-ce qu'y croyait le Raymond ? Que parce qu'il allait composer une équipe pour du beurre, j'allais pas venir au stade ! C'est mal me connaître ! On me largue pas sur une feinte minable, moi ! Et j'l'ai juré devant le poster d'Aymé en débardeur bleu, blanc, rouge et pantalon de survêt'  : tant que le Raymond sera à la tête de cette équipe, j'assisterai à tous ses matchs pour la pourrir. Il est temps qu'un supporter s'élève contre la médiocrité patente de ce binoclard à bouclettes. Qu'un homme fasse entendre la voix de la vérité même si elle est cruelle. J'dirais pas que j'ai été élu mais je le pense fort - et je sais que là haut dans le ciel, Aymé me regarde et approuve mon combat (Ouais, bien sûr, je sais qu'il est vivant, mais depuis 98 ses pieds touchent plus la terre au contraire de Raymond qui depuis 2006 a le bide dans la mouise et continue de s'enfoncer).

Bref, dès le coup d'envoi, je rigole - les Français jouent comme les Autrichiens. On ne sait pas qui s'est refilé le virus de l'insuffisance technique mais tout le monde est contaminé. Les passes trop longues succèdent aux passes trop courtes. Les joueurs se dribblent tous seuls et tirent en 6 mètres ou dans d'imaginaires buts installés sur le toit d'un immeuble de 4 étages. Pendant que quelques aveugles hurlent allez les bleus, moi, je lâche mes piques, faisant marrer mes voisins : Oh la la la, la belle passe ! Ou la la la, le beau tir ! C'est quoi cette mi-temps de touches ? Pardon monsieur, vous pourriez m'indiquer le match de football ?...  Entre ces vannes, j'oublie pas de réclamer la démission de Domenech - faut que le message passe. Je suis d'ailleurs plus d'une fois parvenu à faire crier cette phrase à tout le stade (faut croire que les gars de la fédération Française de Football n'ont pas d'oreilles ou que Raymond détient sur eux des secrets inavouables, il est malin le binoclard à bouclettes). Et je l'avoue, ça a été extrêmement jouissif. Ce soir, ça a été plutôt le type qui démarre les olas qu'a pris son pied (on dit que c'est un Suisse) - on en a fait 24 d'affilée, pas loin du record mondial qui s'élève à 78 et est détenu par la Suisse justement. C'est dire si le spectacle sur le terrain était à chier. Mais bon la France a gagné grâce à un pénalty généreusement donné par l'arbitre. A 2-1, il était facile pour Gignac, fraîchement rentré, de foutre un autre pion. Malgré une défense fébrile, un milieu balbutiant et une attaque brouillonne, mon « Domenech, démission ! » n'a donc pas pris. Pas grave. Bon joueur, J'ai changé ma formule en « Estelle, divorce ! » puis j'ai plié bagage 10 minutes avant la fin du match. Fallait que je choppe mon RER avant qu'y ait trop de peuple et que je garde des forces pour les barrages - Matchs que j'attends avec impatience et à l'issue desquels, je l'espère, cessera peut-être enfin ma mission.

William Ronchonchon

Publié par barzoukid à 20:51:58 dans | Commentaires (0) |

Oui, l'équipe de France peut encore éviter les barrages! | 12 octobre 2009

Suffit la loose ! Ici et là, les gens, quelque soient leurs milieux sociaux et leurs goûts culinaires parlent déjà de barrage. On reconnaît bien là l'esprit étriqué et craintif du peuple français (« allez les petits ! »). Tu prends une claque, tu tends la joue en demandant à recevoir un coup de genou. N'importnawak ! Quand injectera t-on l'esprit de compétition à nos contemporains ? Quand leur apprendra t-on que rien n'est jamais perdu tant qu'on bande encore ?! Quand lira t-on dans leurs faciès déterminés l'œil du tigre et le « just do it » ?! Bon dieu, mais réveillez-vous ! L'équipe de France peut encore se qualifier sans passer par les barrages ! Elle a tous les atouts pour y parvenir ! Suffit qu'elle réalise que le sang et la morve de la gagne coulent dans ses veines et dans ses narines !... Ah oui ? Et comment qu'elle fait donc, vu que mathématiquement la Serbie ne peut plus être battue, persifle un pauvre type en fond de salle. Ah ! Ah ! Je ricane. Comme si les mathématiques enchaînaient les vainqueurs ! Déjà, l'équipe de France doit montrer sa véritable nature et foutre 20 pions à l'Autriche ! Nouvelle tactique ! Le 2-4-4 ! Les arrières et le goal devant, les milieux et les attaquants derrière (accompagnés du petit cheval blanc qu'il avait donque du coura-ageu) ! Le temps que les autrichiens cogitent sur ce schéma inédit, on inverse et on enquille les buts - A 6-0 au premier quart d'heure, les Autrichiens pensent déjà à se convertir à la natation synchronisée - on ne fait rentrer que des attaquants - tactique 0-6-5 ! Et là on les étrille !... Ok, mais en imaginant qu'on parvienne à ce résultat dément, ça change rien, on peut même foutre 100 pions à l'Autriche, la Serbie resterait quand même devant, faut pas sortir de Saint-Cyr pour le comprendre, goguenarde à nouveau le looser en pouffant comme un renégat. Ah ouais ?! Je m'esclaffe. Et les remplaçants y servent à quoi, mon pote ? A faire la popotte et la danse du ventre ? Nan, les remplaçants y se bougent le uc ! Y se déguisent en supporters Serbes et y foutent le boxon au match Serbie-Lituanie ! Résultat, à cause des incidents, la Fifa tacle à la gueule la Serbie en lui retirant des points et la France devient première de son groupe en gagnant en plus son dernier match avec l'art et la manière! Gros respect et admiration !... Alors kéki répond à ça le nullard en fond de salle ? Y s'fait tout petit et y la ramène plus hein ?! Y veut peut-être que je lui prenne la main pour l'emmener à la piscine où s'entraînent ses amis Autrichiens ?

Etienne Bronson de Vive le Sport !

Publié par barzoukid à 20:14:40 dans | Commentaires (0) |

Parlons un peu tactique | 08 octobre 2009

A priori, le sujet est pénible. La tactique en foot, c'est un peu comme les probabilités à l'école, on déteste ça. Et puis on a l'impression qu'il s'agit d'un domaine interdit, réservé à une élite. A la télé ou à la radio, certains commentateurs semblent éprouver une très grande jouissance à en parler : « L'équipe de France va débuter le match en 4-3-1-2 qui pourra se changer suivant la tournure de la rencontre en 4-4-2 ». « Oui, Jean Paul, alors que l'équipe adverse présentera une formation défensive en 6-3-1 ». Ainsi, ils montrent qu'ils connaissent à fond leur sujet et qu'ils méritent leurs salaires à plein de zéros. Entre parenthèses, il est intéressant de noter que les journalistes de foot pour pouvoir travailler passent tous un code du foot afin d'identifier rapidement le schéma tactique d'une équipe. De même, dans ce petit monde, il y a des clans : Les adeptes du 4-4-2 qui si on faisait la comparaison avec un courant de philosophie se rapprocheraient des utopistes-nihilistes (l'attaque ou le néant), les partisans du 4-5-1, appelés aussi les bouddhistes parce qu'ils défendent l'idée d'avoir un milieu musclé, ou encore les néo-positivistes qui sont pour un schéma tactique toujours changeant avec goal volant. Bien évidemment, ces différents clans ne peuvent pas se blairer et usent de tous les moyens possibles pour discréditer leurs adversaires. A une période, certains organisaient même des expéditions punitives contre d'autres qui à leur tour se vengeaient. Pourtant, en jetant un regard en arrière, ces disputes semblent bien vaines. En effet, il faut remonter en 1870 et à la bataille de Sedan pour comprendre que la tactique en foot est le fait du « pur hasard ». En effet, à cette époque, le foot se jouait en 11, c'est-à-dire que le ballon roulait vers un endroit et les 11 joueurs de chaque équipe couraient dans sa direction. Cela donnait de cocasses et fantastiques mêlées qui se défaisaient dès que le ballon s'en échappait d'un intempestif bond. Or, alors qu'à l'intérieur de Sedan, des soldats français jouent au football, tranquilles et fingers in ze nose, les soldats allemands encerclent la ville et arment leurs canons. Il est deux heures et demi lorsque les premiers boulets atterrissent sur le terrain municipal, séparant les blocs de 11 joueurs en 4-4-2 ou en 4-3-2-1. Ainsi, l'apparition de la tactique en foot n'est pas due, comme on pourrait le croire, à la réflexion intense d'un esprit humain mais à l'explosion dévastatrice d'un boulet de canon allemand. Peut-être la connaissance de ce fait historique conduirait certains fanatiques à mettre de l'eau dans leur vin, voire à s'écraser complètement. En tout cas, si la tactique foot fait énormément jaser, il est remarquable de noter qu'elle n'a pas du tout la même signification suivant qu'on est un expert en la matière (c'est-à-dire un journaliste sportif) ou un profane (c'est-à-dire un supporter). En effet, pour le premier, parler tactique c'est parler de l'essence du jeu et du foot en soi tandis que pour le deuxième c'est parler du programme de l'après match. Ainsi quand le supporter parle de 4-4-2, il annonce ce qu'il va faire : Si son équipe gagne, il boira quatre bières, quatre ricards et tirera deux coups. Par contre, si son équipe perd, il boira quatre ricards, quatre whisky et vomira deux fois. Comme nous venons de le voir, il y a donc deux approches différentes de la tactique, l'une faisant appel « à l'intellect », l'autre faisant appel au foie. Parfois, il arrive que ces approches coexistent à l'intérieur d'une même personne et génèrent des mutations génétiques, comme c'est le cas pour Thierry Rolland, mais c'est extrêmement rare tout de même.

 

Publié par barzoukid à 20:11:11 dans | Commentaires (0) |

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