• John Dribble est né au début de vingtième siècle en Australie. Fils de fermier, il souhaite très rapidement s'affranchir de sa condition de cul-terreux misérable. A 52 ans, il annonce à son père en train d'inséminer une vache avec le bras gauche qu'il part pour la capitale afin d'y connaître la gloire. Impassible et sans le regarder, son père lui demande la clé de 12 car son bras est coincé. John Dribble pouffe : « C'est normal papa, tu t'es trompé d'orifice » puis tourne les talons. (trois jours plus tard, le père de John meurt, le bras irradié par le pet de la vache). Sur la route de Sidney, John Dribble croise une vieille femme qui cherche quelque chose par terre en se grattant rageusement le coude. « Hep, la vieille » fait John Dribble « Que cherches-tu donc ? ». « Que veux tu que je cherche, petit con » lui répond sèchement la vieille « Mon oeil, bien sûr ». Effectivement, la bonne femme a un trou noir à la place de l'oeil gauche. Trouvant cela cocasse, John y plonge son index. « Oh, oh, arrête, petit con, hi, hi, tu me chatouilles le cerveau ». « C'est cocasse ». « C'est surtout emmerdifiant, en plus c'est mon mauvais oeil, petit con... Bon tu m'aides à le chercher parce que, hein, normalement si tu veux avoir une belle image dans cette histoire, tu dois m'aider, déjà que t'as laissé crever ton father comme un  pauvre merde... ». « Ah non, je peux pas, je pars à la rencontre de la gloire » lui répond John en s'éloignant. « La gloire ?! Attends, mais la Star Ac' n'existe pas encore ! Et puis est-ce que tu sais chanter d'abord ?! Et puis t'as vu ta gueule ?! J'ai beau n'avoir plus qu'un oeil, en imaginant qu'éventuellement ça devienne tendance dans pas longtemps, et même si j'avoue que tu bouges bien ton corps, t'as plus une face à zomb' band que boy's. Et puis réfléchis un peu, ça schlingue l'histoire morale c't'histoire ! Si tu te comportes mal avec moi, tu vas le payer, crois-moi ». « Mais ouais c'est ça la vieille et mon cul c'est du poulet ». Après quelques pas, John Dribble sent quelque chose sous la semelle de sa tong. Soulevant son pied pour savoir ce que c'est, il se met à pouffer : « Eh bin, elle a pas fini de le chercher son oeil, la vioque ».

    Ici, afin d'aborder le côté de tragique de ce récit, il faut savoir que John Dribble n'atteindra jamais Sidney. En effet, l'homme connaîtra une horrible fin avant d'atteindre son but. Pourtant, son nom comme une âme immortelle s'extirpant de son enveloppe lui survivra. Comme si par un magnifique enchantement, son échec s'était métamorphosé en réussite. Mais reprenons le fil de notre récit (ok, ce passage n'était pas tragique, je vous ai fait sortir vos mouchoirs pour rien) :

    John Dribble arrive dans un petit patelin nommé The End. Là, il entre dans un troquet et commande une pinte bien fraîche. Au même moment, à côté de lui, un homme roux et corpulent commande la même chose. « Hello, je m'appelle Steve et toi ? ». « Moi, c'est Dribble, john Dribble ». « Marrant ton nom, tu fais quoi ici ? ». « Bin, t'es con, tu vois bien, je bois une pinte bien fraîche ». « Ah, ah, t'es un drôle toi ». Le visage de John Dribble se durcit « Moi, de toutes façons, chuis que de passage ici, je vais à Sidney pour... ». Steve le coupe « Ouais, je sais pour connaître la gloire comme moi et comme tous les poivrots qui se trouvent ici ! Sauf qu'il y a un putain de hic ! ». « Ah ouais et lequel ? » fait John Dribble en lui lançant un regard de défi. « Les gars de Sidney veulent pas que des peignes cul dans notre genre aillent chez eux pour devenir célèbre, c'est pourquoi ils ont foutu des gardiens tout autour de leur putain de ville, je te montre ? ». John claque de l'oeil et cligne de la langue.

    Steve emmène donc John jusqu'à une des entrées de Sidney. Il s'agit d'un petit portail grillagé couleur fushia. Devant, un malabar tenant deux aligators en laisse monte la garde. Sans hésiter John Dribble fait face au type : « Hello, je veux passer ce portail pour devenir célèbre ». Le malabar ricane : « Tu es bien présomptueux, mec, mais tu m'amuses et comme je m'emmerde, je veux bien te donner une chance... » Là, l'homme jette un gros morceau de barbaque aux pieds de John. « Je te file cette panse de kangourou et si tu parviens à faire que mes deux bêtes, Didier et Cécile, ne la dévorent pas, je te laisse passer. John Dribble acquiesce. « Pauvre fou » murmure Steve caché derrière un buisson. Tandis que le gardien lâche Didier et Cécile, John fait des étirements. « C'est le moment où jamais » se dit-il. Levant les yeux au ciel, il aperçoit son père avec son bras gangrené, la vieille et son orbite et Obiwan Kenobi. Ses yeux s'humidifient. « Papa » s'écrie t-il « Après que je sois devenu une star je te le promets, je te dédicacerai mon premier single et je tuerai la vache qui a lâchement loufé sur toi ! ». Et le voilà qui se redresse aussitôt et court, panse de kangourou aux pieds, en direction de Cécile et Didier qui font de même ! A hauteur des deux bêtes, John fait des passements de jambes (« comme c'est beau » susurrent en choeur le gardien et Steve) puis fait une feinte de corps mettant la panse de kangourou dans le zig tandis que les aligators vont dans le zag. Le gardien sourit. Steve se cache les yeux. John blémit. Il est en plein dans le Zag !... Les deux bêtes ne font qu'une bouchée de lui.

    Ainsi creva John Dribble, qui, grâce à ses gestes de pure beauté face à Didier et Cécile, devint célèbre sans mettre les pieds à Sidney.


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  • Non, contrairement à l'idée répandue, cette expression ne date pas du mondial mexicain de 1986. Elle a été la première fois prononcée le 12 octobre 1997 à 21 h 15 exactement, jour où l'équipe de France a rencontré amicalement le Japon (enfin amicalement, ça avait quand même sacrément tatané, surtout en deuxième mi-temps).

    Mais peut-être convient-il de décrire pour les néophytes en quoi consiste le coup de sombrero. Hum, hum, c'est très simple... Le coup du sombrero, éh bien, c'est une technique qui permet à l'aide de son pied (gauche ou droit suivant qu'on est gaucher ou droitier)  et d'une pichenette d'élever le ballon au dessus de son adversaire direct, afin de l'éliminer et de l'humilier devant des millions d'être humains qui se moqueront de lui jusqu'à la fin de ses jours (humiliation qui continuera pour sa descendance pendant plusieurs décennies - souvenez-vous le numéro 2 de l'équipe du Danemark, Hans Vermussen). Cela va de soit, l'auteur du coup du sombrero qui marche devient un footus superieurus, c'est-à-dire un footballeur dont la valeur marchande et le potentiel sexuel ont quintuplé aux yeux d'autrui. Inversement, si l'auteur du coup du sombrero foire, sa valeur marchande baissera de 20 % ainsi que la taille présumée de son zizi sous son short. Dans pareil cas, soit l'homme tente à ses risques et périls un autre coup du sombrero pour se racheter, soit il fait deux-trois petits rateaux en fin du match, histoire de faire oublier son échec (en effet, le petit rateau est très prisé par le public, même si cette technique ne sert pratiquement à rien).

    Maintenant la question que nous pouvons nous poser est : Pourquoi le coup du sombrero ? En effet, la trajectoire effectuée par le ballon ne rappelle en rien le chapeau tout en rondeurs chaleureuses des habitants du Mexique. De plus, l'acte de donner un coup de sombrero à quelqu'un n'a pas pour but de l'humilier. Au contraire, cela est un fort témoignage d'amitié, notamment au moment de la sieste puisque ce geste permet de chasser les mouches. Alors, pourquoi donc ?

    Ici, il convient de dire qui est l'auteur de cette expression : L'incultissime Thierry Rolland. Rappelons aussi qu'à cette époque, les relations entre la France et le Japon étaient extrêmement tendues, suite à l'affaire des sushis sur écoute. Pour renouer des liens avec les dirigeants du pays du soleil levant, M Chirac fait donc appel à son pote de comptoir, Thierry Rolland. Sachant que le premier ministre, Hirito Tamagochi et le ministre de l'économie Fred Yu Gi yo raffolent du football, il lui demande de donner un nom japonais à un geste technique de football en direct, par exemple harakiri pour un amorti de la poitrine. Thierry Rolland trouve cette idée géniale, tope puis recommande une tournée. La suite, on la connaît. Le 12 octobre 1997, en voyant Zidane lober un défenseur japonais, Thierry Rolland parle de coup du sombrero, la France gagne 2-0 et le Japon ne signe pas le contrat des péniches nucléaires et des camemberts clonés.


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  • Ok, c'est bon, on a compris : Maradona est le meilleur joueur de tous les temps. Du moins, c'est lui qui n'arrête pas de le répéter à tort et à travers. Comme Pelé voire Platini. Franchement, y serait temps que les gâteux arrêtent de nous les gonfler grave ! D'ac, en leur temps, ils brillèrent et connurent, par moments, la gloire. (encore que Pelé, à part quelques vidéos sauvées de la préhistoire (dont le fameux grand pont du mondial 70), on ne sait pas vraiment ce qu'il a fait, parfois on se demande même s'il a vraiment joué - un nouveau complot des forces du mal ?). Donc qu'ils arrêtent de nous bassiner avec leurs faits d'armes ! Rien à cirer ! C'est du passé ! Et puis les victoires d'antan ne devraient pas justifier leur actuel rayonnement. Est-ce qu'on vient leur brouter le nœud avec Hugues de Clèves le fameux champion de la soule (ancêtre du football au moyen âge). Non ? Alors vos gueules ! Gagner une quelconque compétition ne devrait hisser aucun homme au-dessus des autres. Au contraire, cela devrait le rendre humble, conscient de la toute relativité du résultat et des heureux coups du sort qui l'ont conduit à ce résultat.

    Parmi ces anciens, donneurs de leçons et imbus de leur petite personne, Maradona est le plus insupportable. Petit gros vaniteux et esbroufeur, le type la ramène en toutes occasions, convaincu que ses pensées, ses paroles sont bues par le commun des mortels comme un nectar divin. A l'époque où il était joueur, l'homme pouvait encore faire illusion. Certains de ses gestes techniques le plaçaient dans les hautes sphères du paranormal (Mulder, Skully, vous m'entendez ?... Il faudra néanmoins qu'un jour on s'interroge sur cet étrange phénomène qui fait qu'un type qui joue super bien au football peut passer pour un dieu). Même sa monumentale tricherie au mondial 86 était passée auprès de beaucoup de monde pour un coup de génie. A ce moment donné, Maradona était si grand qu'on lui pardonnait même ses vices. Puis les années ont passé. Les Zidane, Ronaldo, Batistuta et autres Seedorf ont assuré la relève. Maradona a vieilli, pris du poids, sans, hélas, dégonfler du melon. On dit qu'avec le temps on gagne en sagesse, Maradona est la preuve vivante que non. A sa décharge, reconnaissons que la fédération argentine de football ne l'a pas aidé en le mettant à la tête de la sélection. Le type a pu continuer à ne plus se sentir. Et son ego démesuré à faire du caca boudin. Pour preuve ? La sélection argentine, malgré ses joueurs fantastiques, a failli ne pas se qualifier pour le mondial d'Afrique du Sud. A croire que Maradona ne voulait pas qu'elle y parvienne. Ou plutôt à croire que Maradona ne voulait pas que certains de ses joueurs rayonnent. Actuellement, un joueur comme Messi vaut un joueur comme Maradona en son temps. Pourtant, depuis que Maradona dirige la sélection, Messi n'émerge plus. N'y a t-il pas là volonté de l'entraîneur de maintenir son joueur dans l'ombre ?

    Si j'étais Argentin, je m'en inquièterais. Si j'étais Argentin, je mettrai Maradona face à ses responsabilités et connerie abyssale. J'exigerai de lui la victoire de son équipe à la coupe du monde ou sinon, à défaut, une pipe de consolation à son peuple.


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  •    Devant sa téloche, le dieu de la Chagatte se faisait gravement chier. Malgré ses 360 chaînes, il n'avait rien à se mettre sous la dent même pas une reddif de desesperate Housewives ou de Questions pour un champion. S'apprêtant à pisser sur son kit satellite et à brûler sa télécommande, il tomba soudain sur le match France-Irlande. Tiens, tiens, se dit-il, voilà qui est intéressant. Il avala une soixantaine de M&MS puis décida d'aider les joueurs bleus car il aimait bien cette couleur, elle lui rappelait le sein maternel ainsi que la fumée de la pipe de son grand-père après qu'il eut fait l'amour avec une vingtaine de vierges, fumée qui le fascinait. Il se gratta les couilles (c'est ainsi que le dieu de la Chagatte déverse son pouvoir) afin que les joueurs bleus marquent un but en première mi-temps. Hélas, ses favoris n'attaquèrent pas du tout pendant les quarante cinq premières minutes. Déçu, le dieu de la Chagatte alla évacuer les 25 litres de bière qu'il avait ingurgité pendant l'intermède publicitaire hystérique et gueulard (voiture, rasoir, gel douche, revoiture, déodorant, regeldouche...). Il se dit que la tâche allait être difficile pour faire gagner ses joueurs bleus. Il sentait la peur en eux. Et puis aussi peut-être l'étrange tenue moulante qu'ils portaient entravait leurs mouvements. Heureusement, comme il était prévoyant, le dieu de la Chagatte avait effleuré de sa couille droite le goal de l'équipe bleue afin qu'il soit imbattable. La deuxième mi-temps se déroula comme la première. Les joueurs verts en dominant outrageusement le match semblaient défier directement le dieu de la Chagatte, ce qui le mettait hors de lui. A la 90ème minute, ses couilles étaient rouges à force de grattages vains. Les joueurs bleus foiraient absolument tout. Plus pieds carrés on pouvait pas. Le dieu de la Chagatte se demanda même si ce n'étaient pas des coiffeurs qui se trouvaient sur le terrain. « Voyons, voyons, comment vais-je faire pour les sortir de là » se demanda t-il. Ses couilles lui faisaient rudement mal. Il devait économiser ses grattages s'il ne voulait pas subir une opération. Puis il se souvint. Il se souvint de ce joueur petit gros argentin qu'il avait aidé quelques années auparavant. « Mais oui, mais oui ! » s'exclama t-il « pourquoi ne pas reproduire cette charmante astuce ! ». Et ce fut fait. A la fin du match, le Dieu de la Chagatte plongea ses couilles dans un bac à glaçons. Tout en poussant un long soupir de soulagement, il se jura de ne plus jamais soutenir l'équipe de joueurs bleus.


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    Ok, Ronaldinho est moche. Avec ses dents de cheval, ses coupes de naufragé, sa gueule de la quatrième dimension, il gagnerait haut la main son procès contre dame nature s'il était procédurier et aigri (avant d'être connu, quand Ronaldinho souriait à quelqu'un, la personne croyait qu'il lui avait fait un bras d'honneur). Mais Ronaldinho est-il seulement moche ? Réduire Ronaldinho à son physique ingrat n'est-ce pas réducteur voire mesquin pour ne pas dire minable ? Les footballeurs moches sont nombreux et très souvent sur le terrain (jusqu'à ce jour aucun entraîneur n'a encore osé foutre tous ses joueurs moches sur le banc des remplaçants). Pourquoi Ronaldinho et pas Ribéry ? Le brésilien mérite t-il vraiment d'être sur la plus haute marche du podium niveau laideur depuis maintenant plus de dix ans ? Oliver Kahn n'avait-il pas un plus gros potentiel avec sa face « guerre du feu » en papier mâché ? Et Rooney, ce boulard ? Qui a véhiculé au sujet de Ronaldinho cette désastreuse idée ? N'y a-t-il pas un complot contre l'artiste Brésilien afin de le perturber ? Car Ronaldinho est avant tout un artiste du ballon rond, un magicien qui fait rêver les petits et les grands, une fée clochette en crampons. Sans lui, le football serait désespérément balourd. On ne verrait que des éléphants se tamponner le postérieur en courant après le ballon. Les terrains seraient les territoires des pieds carrés et autres monstres dégénérés (les pots de colle, les tacleurs, les golgoths...) . Les gestes techniques disparaîtraient au profit des gestes guerriers. Plus de feinte de corps, de passements de jambes, de coup du sombrero, de talonnade, de petit et grand pont, de zag et de zig, de panenka, de cheese cake, plus de sensual air intérieur de salsa à chaque toucher de ballon. Le football se rugbyserait (je sais, nos amis du rugby vont arguer qu'il y a beaucoup de gestes techniques dans leur sport et je ne voudrais pas me les mettre à dos, mais quand même une mêlée c'est bien bourrin, non ?). Un joueur comme Ronaldinho est un rempart contre cette évolution. Préservons-le et arrêtons de dire qu'il est moche ! Il le sait, pas besoin de le lui rabâcher ! Et quand il essaie une nouvelle coiffure, lui lancer un petit compliment - j'adore tes tresses - pour l'amour et l'avenir du football. Est-il utile de rappeler qu'à Milan, Ronaldinho a... non, pas à Milan, il n'est que remplaçant. Citons plutôt Barcelone où Ronaldinho a... pas fait grand-chose effectivement mais il l'a bien fait, enfin... quand il jouait... Bon, mais il a quand même brillé par intermittence dans son club précédent ! Qui est déjà ? Ah oui, le PSG, c'est ça... humpf... Ok, d'accord, c'est bon, je le reconnais, Ronaldinho est vraiment moche.

     


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